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L'exposition prévue à Paris en juin 2013

Dans la cour de la brasserie, ce tonnelier tape autour d'un tonneau pour lui donner sa forme. D'où le nom qui a été donné au quartier du " Tape Autour " situé près le la Brasserie de Mons-en-Barœul.  L'ouvrier à califourchon sur un autre tonneau tient un cruchon de bière, à côté de deux autres portant un tonneau à l'aide d'un tinet. (Collection personnelle de Jacques Desbarbieux © Reproduction interdite)

Une grande exposition devait se tenir à Paris pour retracer la saga Pelforth. Nous devions y présenter de nombreux documents exceptionnels concernant l'histoire de la brasserie de Mons-en-Barœul, devenue successivement Brasserie Coopérative, Brasserie Pélican, Brasserie Pelforth, puis Brasserie Heineken.
Cette exposition devait se dérouler du 18 au 30 juin 2013, à l'Espace Beaurepaire, 28 rue de Beaurepaire dans le 10e arrondissement. Un lieu de 170 m2 avec une salle de projection.



Pelforth annonce une grande exposition en 2013 pour la reconstitution de son histoire


18 octobre 2012 : Dernière minute
Une cinquantaine d'objets prêtés par Eugénies pour cette exposition devait partir à Paris. L'opération a été annulée au dernier moment, Heineken sabre dans son budget communication. La raison invoquée étant la nécessité de changer de stratégie suite à l'instauration de la nouvelle taxe sur la bière avec l'augmentation de 160 % du droit d'assice.

La Pelforth 43 est originaire du Nord, une façon de rappeler ce terroir !
59 - 43 = 16 soit le 1/10 de la nouvelle taxe de 160 % ...

Début janvier 2013 nous avons eu la confirmation de l'annulation définitive de cette manifestation.

La ville natale du pélican devrait le voir regagner son nid, en 201? (selon la disponibilité des salles), lors d'une grande exposition organisée par Eugénies, à Mons-en-Barœul ... à deux pas de la brasserie qui l'a vu grandir.

Pour l'instant la collecte continue et s'est même enrichie de véritables collectors que sont les documents annonçant cette " non exposition " ! Comme cette coupure de presse de la Voix du Nord du jour de Noël 2012 (ci-dessous) ou les flyers des " Temps forts Pelforth " ou de " L'appel aux collectionneurs "  et des publicités de l'agence Zmirov avec laquelle nous avions collaboré pour cet événement.



La salle de brassage de 1928

La magnifique salle de brassage de la brasserie de Mons-en-Barœul, avec ses cuves en cuivre, qui date de 1928 et qui est inventoriée au patrimoine

Il est heureux de constater que la superbe salle de brassage, qui date de 1928, a été préservée. On peut y découvrir les cuves en cuivre et les céramiques d'époque. Cette vue est à comparer avec les 3 anciennes cartes postales. 




Avec le fort Séré de Rivières de Mons-en-Barœul et les maisons de l'architecte Gabriel Pagnerre c'est un autre bel élément du patrimoine monsois.

Clichés de Jacques Desbarbieux ©
lors d'une visite le vendredi 26 juin 2015
























Pascal Sabrié est nommé Directeur Commercial de la région Heineken Europe de l’Ouest

Vice-président de Heineken Entreprise depuis 2006, Pascal Sabrié rejoint le siège du groupe Heineken à Amsterdam en qualité de Directeur Commercial de la région Europe de l’Ouest.



Pascal Sabrié est nommé Directeur Commercial de la région Heineken Europe de l’Ouest
Agé de 48 ans, Pascal Sabrié a joué un rôle majeur dans le développement des activités et du leadership d’Heineken France. Entré en 1993 et après avoir exercé plusieurs fonctions au sein du département marketing des Brasseries Heineken, Pascal Sabrié prend en 2001 la direction de la Brasserie Fischer, l’autre filiale brassicole du groupe à l’époque. 





Lorsque les Brasseries Heineken et Brasserie Fischer fusionnent en 2006 pour former Heineken Entreprise, Pascal Sabrié est alors nommé Vice-président et Directeur général des ventes et du marketing ; poste qu’il occupait jusqu’à ce jour. Il sera désormais chargé de la coordination des politiques marketing et commerciales en Europe de l’Ouest. 




A propos de Heineken Entreprise 

Heineken Entreprise est la filiale brassicole de Heineken France qui est à la fois le premier des brasseurs (1) et le premier des distributeurs en CHD avec France Boissons (2). 
Heineken Entreprise est structuré autour de son siège social à Rueil-Malmaison (92) et de ses 3 pôles de production brassicole, dans le Nord (Mons-en-Barœul), en Alsace (Schiltigheim) et à Marseille. Il compte 1400 collaborateurs. 

(1) 1er des brasseurs : 1ère entreprise nationale, en chiffre d’affaires, de fabrication et de commercialisation de bières. 
(2) 1ère entreprise nationale, en chiffre d’affaires, spécialisée dans la distribution de boissons pour la Consommation Hors Domicile.      

Heineken à Mons-en-Barœul (Nord) : des bières, par millions

En termes de capacité de production, la brasserie nordiste est la plus importante des trois établissements appartenant au groupe néerlandais Heineken en France. Le site vient de changer de directeur.

Berceau historique de la Pelforth 43, une bière de fermentation haute et à forte teneur en malt, créée dans les années 30 avec de la levure anglaise, la brasserie de Mons-en-Barœul, près de Lille, pèse lourd dans le patrimoine Lillois et dans l'affectif des gens du nord. Fondée en 1921 par un trio de brassiers lillois, la brasserie du Pélican (son nom d’origine) s’est fait connaître dans le monde grâce à son chef d’œuvre, la Pelforth 43 puis la Pelforth Pale (contraction anglicisée de Pélican forte…Pelforth) mais aussi par sa capacité à s’adapter aux exigences d’un marché à très forte concurrence européenne.

Devenue la "Française de Brasserie" en 1986, elle-même absorbée par le néerlandais Heineken, un des plus grands brasseurs du monde, le site de Mons-en-Barœul possède aujourd’hui une capacité de production annuelle de 3,5 millions d'hectolitres de bière, la plus importante des trois brasseries détenues par Heineken en France : à Strasbourg (1,8 million d’hectolitres) et à Marseille (1 million).
C’est justement un Néerlandais, Jan-Willemn Kroonen, qui vient de prendre les rênes de la brasserie nordiste, en remplacement du britannique Matthew Wheatley, qui avait supervisé les travaux d’agrandissement du site . Depuis 2004, Jan-Willem Kroonen occupait la fonction de directeur des brasseries du pôle Alsace à Schiltigheim, près de Strasbourg (brasserie de l'Espérance; Fischer). Heineken Entreprise, le brasseur du groupe Heineken France compte aujourd’hui près de 1 400 collaborateurs, dont 236 dans la brasserie de Mons-en-Barœul.

Heineken, nouveau leader du secteur


Il fait chaud ce matin-là. Alors Frans Eusman, PDG d'Heineken France, a de l'eau devant lui... Mais dans un verre à bière. L'année dernière, le groupe est devenu leader du secteur en France.

La brasserie de Mons-en-Barœul (photo ci-contre) a été créée en 1928. Coopérative brassicole, entreprise Pelforth. Elle est aujourd'hui aux couleurs d'Heineken qui est passé l'année dernière devant Kronenbourg en terme de chiffre d'affaires. Le groupe compte trois sites de production en France : Marseille, Schiltigheim en Alsace et Mons-en-Barœul, le plus important avec ses 2 millions d'hectolitres de bière brassés en 2008 et une capacité installée de 3,5 millions d'hectolitres.

Réorganisation

En mai 2008, le groupe a annoncé une réorganisation de l'usine nordiste qui fabrique entre autres la Heineken, la Pelforth et la Desperados : des investissements d'une trentaine de millions d'euros en 2008 et 2009 et la suppression de 57 postes. Le site comptera donc, d'ici quelques mois, 208 personnes. Pour l'instant, le taux de reclassement des salariés concernés atteint 50 %.

Heineken France, qui comprend Heineken Entreprise (fabrication) et France Boissons (distribution), emploie 4 500 personnes. Le groupe a produit 5,1 millions d'hectolitres de bière et a réalisé en 2008 un chiffre d'affaires de 1,68 milliard d'euros. « La période est instable sur le plan économique, mais nous continuons de gagner des parts de marché sur les cinq premiers mois de l'année, assure Frans Eusman, PDG d'Heineken France, le marché est en baisse d'environ 5 % mais nous avons quasiment réussi à stabiliser les volumes. Il faut voir comment se passera l'été ... »


Cliquez pour l'agrandir sur cet article paru dans La Voix du Nord

Plusieurs brasseries monsoises

Une plaque de la Brasserie du Tape Autour de Mons-en-Barœul
Mons-en-Barœul a été de tous temps le siège de plusieurs brasseries. Il n'en subsiste qu'une seule qui est toutefois l'une des plus importante de France. Ci-dessous ces tonneliers ont été immortalisés en plein travail dans le quartier du Sac au Dos. Comme ce document le montre il n’était pas rare de voir des enfants participer. La fabrication des tonneaux tenait une place importante en rapport avec l’activité brassicole. Un nom est d’ailleurs resté, c’est celui du Tape Autour, il évoque le geste des ouvriers encerclant les ferrailles autour des barriques. Ci-dessus une plaque de l'ancienne brasserie du Tape Autour de Mons-en-Barœul.

On tape autour du tonneau, cela donnera le nom à un quartier de Mons

La Brasserie Lammens, au 167 route de Roubaix (actuelle rue du Général de Gaulle) a été ouverte en 1892. Elle fut reprise par Monsieur Lammens, puis par Charles Lutun.
Sur cette vue de 1920, devant l'estaminet Rémy attenant à la brasserie de Charles Lutun, la distribution de lait faisait concurrence à la bière de la brasserie Coopérative de Mons-en-Barœul, comme on le voit sur l'inscription en lettres gravées sur la vitrine ...



L'estaminet Remy, qui commercialisait les bières de la Brasserie de Mons-en-Barœul, attenant à la Brasserie de Charles Lutun rue du Faubourg de Roubaix (actuelle rue du Général de Gaulle)

Ci-dessous cette photo prise en 1937 montre sur l’imposte le nom de Victor Lelièvre. Ce maire de la commune de Mons-en-Barœul, décédé en 1922, avait exploité avec son épouse Adélaïde Fiefvet, rue Daubresse-Mauviez, ce café qui fut aussi le siège du parti socialiste S. F. I. O. L’enseigne “ La Coopérative l’Avenir ” rappelle qu’il fut l’un des fondateurs de cet établissement sis à Fives-Lille. Au décès de son père, c’est le fils, également prénommé Victor qui reprit cet estaminet, avec sa femme Lucienne Maes. Sont présents M. Pollet, Mme Lelièvre (dans l’encoignure de la porte), la petite fille Lelièvre (future épouse Dutriez), M.M. Désiré Lefebvre, Édouard Deroy, Sadaune, Murray, Vanuxem dit Louis Soupape et Florimond Bonte.


Le café de Victor Lelièvre, rue Daubresse-Mauviez (actuelle rue du Général de Gaulle)

Historique de la Brasserie Coopérative

Louis Pasteur découvre la pasteurisation dans la future Brasserie Pélican

En 1863, Louis Boucquey de Caesteker fonde une brasserie à Lille dans le quartier Vauban. Il s’honore d’y accueillir Louis Pasteur qui peut ainsi expérimenter ses travaux aux origines de la " pasteurisation ". Jusqu’à la Première Guerre mondiale, l’usine fabrique de la bière de fermentation haute et la production varie entre 10 et 20 000 hectolitres par an.

Au sortir du conflit, Louis Boucquey, le petit-fils du fondateur, aurait pu comme d’autres brasseurs dont les usines avaient été, comme la sienne, endommagées et réquisitionnées - utilisation du cuivre pour l’effort de guerre oblige -, baisser la garde. Il choisit de s’associer avec deux autres brasseurs, Armand Deflandre et Raoul Bonduel, pour relancer la fabrication, toujours à Lille. Elle se fera sous le mode de la fermentation basse qui représente à l’époque 80 % du marché de la bière.

Contrairement à la coutume de donner son patronyme à la société, les trois associés optent pour Pélican, le nom d’une danse,
" la danse du Pélican ", fox trot alors très à la mode. Le nom est prononçable dans toutes les langues et le symbole du Pélican suffit pour se faire comprendre. 

La brasserie du Pélican vient de naître en 1921.

Le succès est rapide. En 12 ans la production décuple, passant de 10 000 hectolitres en 1921 à 100 000 hectolitres en 1933, dont 60 000  en bouteille de 33 cl et le reste en fût.




















Le Pélican arrive à Mons-en-Barœul en 1963

De 1963 à 1966 la brasserie Pélican investit le site de l'ancienne Brasserie Coopérative de Mons-en-Barœul, S. A. fondée en 1903 et dirigée par MM. Hoffman et Waymel. La salle de brassage actuelle date de 1928. 

La brasserie du Pélican devient Pelforth en 1972, puis Heineken en 1990

En 1972 la brasserie est rebaptisée, prenant le nom de la bière Pelforth, lancée en 1937. 
En 1986 la brasserie Pelforth est rattachée au groupe international Française de Brasserie, née de la fusion de Heineken France et d'Union de Brasseries. Jusqu'en 1987 le siège social est situé rue Delphin-Petit à Lille. Dans les années 1990 la Française de Brasserie devient Brasseries Heineken. La brasserie produit encore la Pelforth blonde et brune, la Georges Killian's, la Pélican, la Heineken, la "33" Export, l'Amstel, la Buckler, la brune Porter 39 et une bière de mars.
En 1995 la brasserie employait entre 450 et 550 personnes.


La Brasserie de Mons-en-Barœul lors des expositions

On retrouve la présence de la brasserie de Mons-en-Barœul lors de l'Exposition du Progrès Social Lille Roubaix en 1939.

Un café à l'enseigne des bières de Mons-en-Barœul 

Un autre établissement à l'enseigne Pélican

Le café de la mairie


Le café de la mairie était situé rue Daubresse Mauviez (actuelle rue du Général de Gaulle) à Mons-en-Barœul.

Les deux vues suivantes représente ce café à deux périodes différentes, la première avec l'inscription " Désiré Duprez " tenancière, à cette époque on y commercialisait les bières de la Brasserie Coopérative de Mons-en-Barœul, comme on le découvre sur la devanture de droite. 

La carte postale colorisée est plus tardive, le café de la Mairie porte une grande enseigne à la gloire des " Bières de Mons ". Ce café a baissé son rideau le 1er avril 2013 pour réouvrir avec une autre enseigne.



Le café de la mairie à Mons-en-Barœul, à côté de l'ancienne mairie - d'où son nom - dans la rue du Général de Gaullle à deux pas de la Brasserie Heineken, avec les marques Georges Killian's, Pelforth et Heineken. Cette photo a été prise en septembre 2013 avant sa transformation.


En décembre 2011, sur un blog dédié aux restaurants et cafés (Yelp.fr), son rédacteur écrivait : « On aurait du mal à imaginer ce bistrot de quartier sans ses deux inamovibles tenancières. Aux mêmes heures on y croise toujours les mêmes têtes. Comme, il n’y a ni PMU ni Loto, les conversations tournent autour de la vie du quartier… et c’est pas mal ! ». Les habitants de la rue du Général de Gaulle auront beaucoup de mal à imaginer le Vieux Mons sans leur Café de la Mairie, son plat du jour du vendredi à moins de 10 € et son calva à 2,60 €. Pourtant, cette page de l’histoire de la rue qui s’efface est à l’image de celles de la plupart des commerces voisinage qui, désormais, ont disparu. À l’heure d’Internet et des grandes surfaces, on change d’époque sans pouvoir réprimer un peu de nostalgie…

Dès le XIXe siècle, ce lieu, situé 106, route de Roubaix (ancien nom de la rue du Général de Gaulle), portait déjà le nom de « Café de la Mairie » parce qu’il était mitoyen de l’ancien hôtel de ville.

Sur une vieille photo des années 1900, on voit Mme Batany, la tenancière de l’époque, posant avec quelques-unes de ses voisines. Les cafés étaient le siège des associations culturelles et sportives. Au Café de la Mairie, on recensait le Racing Club monsois (football), le Vélo club et le Cercle musical. Dans la vaste arrière-salle, on donnait des représentations théâtrales. C’était aussi le grand lieu de réunion de la ville pour les banquets des associations, les séances de cinéma, ou bien pour la commune qui s’en servait comme salle des fêtes.

Résistance

En 1939, la patronne du Café s’appelle Jeanne Parmentier. C’est une patriote qui s’est illustrée lors de la Grande Guerre. À nouveau, elle va rentrer en résistance contre l’occupant. Elle participe au transport d’armes pour le réseau La Voix du Nord. Le numéro 13 de la feuille clandestine sera imprimé au Café de la Mairie. Dénoncée en 1943, Jeanne sera déportée à Ravensbrück et Mauthausen mais reviendra vivante. Elle intégrera le journal où elle sera membre du conseil de gérance.

Les jeunes Monsois se retrouvent là le dimanche midi, autour du juke-box, pour y boire des Martinis. On y célèbre beaucoup d’événements, comme les départs pour l’Algérie. En 1973, le café est le centre d’un épisode connu sous le nom de « La Guerre des Chaussettes », un conflit entre les dirigeants du Mons OM. On reproche au président de refuser d’acheter de nouvelles chaussettes pour les jeunes. Ainsi vont-ils fonder le Mons Athlétic Club. La première année, l’arrière-salle du café tiendra lieu de vestiaire. On verra les équipes du MAC, en short, maillot et chaussures à crampons, défiler tout au long de la rue de Gaulle pour aller jouer à 800 m de là, dans un stade appartenant aux usines Pelforth. Serait-ce la fin de l’histoire pour le Café de la Mairie ? On murmure qu’après quelques travaux, le local pourrait devenir une brasserie. Mais nul ne sait s’il gardera son nom de Café de la Mairie… (© Alain Cadet - La Voix du Nord)



A Mons-en-Barœul, sur sa terre de naissance, le Pélican a du mal à résister. 

Cet autre café qui était le plus proche de la Brasserie, situé à l'angle de la rue du Barœul et du Général de Gaulle, a été démoli en 1995 pour l'aménagement du carrefour et l'accès au parc du Barœul. Déplacé de quelques maisons, cet autre café n'a pas survécu non plus.