La Voix du Nord Eco a publié cet article le 2 mai 2011
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Pascal Sabrié est nommé Directeur Commercial de la région Heineken Europe de l’Ouest
Vice-président de Heineken Entreprise depuis 2006, Pascal Sabrié rejoint le siège du groupe Heineken à Amsterdam en qualité de Directeur Commercial de la région Europe de l’Ouest.
Agé de 48 ans, Pascal Sabrié a joué un rôle majeur dans le développement des activités et du leadership d’Heineken France. Entré en 1993 et après avoir exercé plusieurs fonctions au sein du département marketing des Brasseries Heineken, Pascal Sabrié prend en 2001 la direction de la Brasserie Fischer, l’autre filiale brassicole du groupe à l’époque.
Lorsque les Brasseries Heineken et Brasserie Fischer fusionnent en 2006 pour former Heineken Entreprise, Pascal Sabrié est alors nommé Vice-président et Directeur général des ventes et du marketing ; poste qu’il occupait jusqu’à ce jour. Il sera désormais chargé de la coordination des politiques marketing et commerciales en Europe de l’Ouest.
A propos de Heineken Entreprise
Heineken Entreprise est la filiale brassicole de Heineken France qui est à la fois le premier des brasseurs (1) et le premier des distributeurs en CHD avec France Boissons (2).
Heineken Entreprise est structuré autour de son siège social à Rueil-Malmaison (92) et de ses 3 pôles de production brassicole, dans le Nord (Mons-en-Barœul), en Alsace (Schiltigheim) et à Marseille. Il compte 1400 collaborateurs.
(1) 1er des brasseurs : 1ère entreprise nationale, en chiffre d’affaires, de fabrication et de commercialisation de bières.
(2) 1ère entreprise nationale, en chiffre d’affaires, spécialisée dans la distribution de boissons pour la Consommation Hors Domicile.
Heineken à Mons-en-Barœul (Nord) : des bières, par millions
En termes de capacité de production, la brasserie nordiste est la plus importante des trois établissements appartenant au groupe néerlandais Heineken en France. Le site vient de changer de directeur.
Berceau historique de la Pelforth 43, une bière de fermentation haute et à forte teneur en malt, créée dans les années 30 avec de la levure anglaise, la brasserie de Mons-en-Barœul, près de Lille, pèse lourd dans le patrimoine Lillois et dans l'affectif des gens du nord. Fondée en 1921 par un trio de brassiers lillois, la brasserie du Pélican (son nom d’origine) s’est fait connaître dans le monde grâce à son chef d’œuvre, la Pelforth 43 puis la Pelforth Pale (contraction anglicisée de Pélican forte…Pelforth) mais aussi par sa capacité à s’adapter aux exigences d’un marché à très forte concurrence européenne.
Devenue la "Française de Brasserie" en 1986, elle-même absorbée par le néerlandais Heineken, un des plus grands brasseurs du monde, le site de Mons-en-Barœul possède aujourd’hui une capacité de production annuelle de 3,5 millions d'hectolitres de bière, la plus importante des trois brasseries détenues par Heineken en France : à Strasbourg (1,8 million d’hectolitres) et à Marseille (1 million).
C’est justement un Néerlandais, Jan-Willemn Kroonen, qui vient de prendre les rênes de la brasserie nordiste, en remplacement du britannique Matthew Wheatley, qui avait supervisé les travaux d’agrandissement du site . Depuis 2004, Jan-Willem Kroonen occupait la fonction de directeur des brasseries du pôle Alsace à Schiltigheim, près de Strasbourg (brasserie de l'Espérance; Fischer). Heineken Entreprise, le brasseur du groupe Heineken France compte aujourd’hui près de 1 400 collaborateurs, dont 236 dans la brasserie de Mons-en-Barœul.
Jan-Willem Kroonen nouveau directeur de la brasserie de Mons-en-Barœul
Heineken Entreprise, qui regroupe les activités de brassage du groupe Heineken France, annonce une série de nominations à la tête de ses trois sites industriels, effectives à compter de la mi-janvier.
Jan-Willem Kroonen, qui dirigeait depuis 2004 le pôle Alsace implanté à Schiltigheim (Bas-Rhin), devient directeur de la brasserie de Mons-en-Baroeul (Nord), la plus importante de Heineken Entreprise, avec 236 salariés et une capacité de production annuelle de 3,5 millions d'hectolitres.
A Schiltigheim Jan-Willem Kroonen a mené à bien au cours des 18 derniers mois la restructuration du pôle Alsace, désormais concentré sur la seule brasserie de l'Espérance (220 salariés dont ceux de la direction générale technique de Heineken Entreprise et du département « Innovation et développement », 1,8 million d'hectolitres). La brasserie Fischer a été fermée cet automne et Heineken Entreprise a supprimé 114 postes.
Pour le remplacer, Stéphane Crepel est nommé à la direction du pôle Alsace. Il dirigeait jusqu'ici la brasserie de La Valentine à Marseille (125 salariés, 1 million d'hectolitres). Francisco Ruiz-Gallego lui succède à ce poste.
Heineken Entreprise emploie près de 1 400 salariés en France, répartis entre ses trois sites de production et son siège du Rueil-Malmaison. Le chiffre d'affaires 2008 s'est établi à 914 millions d'euros, pour une production de 5,1 millions d'hectolitres.
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Heineken, nouveau leader du secteur

Il fait chaud ce matin-là. Alors Frans Eusman, PDG d'Heineken France, a de l'eau devant lui... Mais dans un verre à bière. L'année dernière, le groupe est devenu leader du secteur en France.
La brasserie de Mons-en-Barœul (photo ci-contre) a été créée en 1928. Coopérative brassicole, entreprise Pelforth. Elle est aujourd'hui aux couleurs d'Heineken qui est passé l'année dernière devant Kronenbourg en terme de chiffre d'affaires. Le groupe compte trois sites de production en France : Marseille, Schiltigheim en Alsace et Mons-en-Barœul, le plus important avec ses 2 millions d'hectolitres de bière brassés en 2008 et une capacité installée de 3,5 millions d'hectolitres.
Réorganisation
En mai 2008, le groupe a annoncé une réorganisation de l'usine nordiste qui fabrique entre autres la Heineken, la Pelforth et la Desperados : des investissements d'une trentaine de millions d'euros en 2008 et 2009 et la suppression de 57 postes. Le site comptera donc, d'ici quelques mois, 208 personnes. Pour l'instant, le taux de reclassement des salariés concernés atteint 50 %.
Heineken France, qui comprend Heineken Entreprise (fabrication) et France Boissons (distribution), emploie 4 500 personnes. Le groupe a produit 5,1 millions d'hectolitres de bière et a réalisé en 2008 un chiffre d'affaires de 1,68 milliard d'euros. « La période est instable sur le plan économique, mais nous continuons de gagner des parts de marché sur les cinq premiers mois de l'année, assure Frans Eusman, PDG d'Heineken France, le marché est en baisse d'environ 5 % mais nous avons quasiment réussi à stabiliser les volumes. Il faut voir comment se passera l'été ... »

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Plusieurs brasseries monsoises
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| Une plaque de la Brasserie du Tape Autour de Mons-en-Barœul |
Mons-en-Barœul a été de tous temps le siège de plusieurs brasseries. Il n'en subsiste qu'une seule qui est toutefois l'une des plus importante de France. Ci-dessous ces tonneliers ont été immortalisés en plein travail dans le quartier du Sac au Dos. Comme ce document le montre il n’était pas rare de voir des enfants participer. La fabrication des tonneaux tenait une place importante en rapport avec l’activité brassicole. Un nom est d’ailleurs resté, c’est celui du Tape Autour, il évoque le geste des ouvriers encerclant les ferrailles autour des barriques. Ci-dessus une plaque de l'ancienne brasserie du Tape Autour de Mons-en-Barœul.
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| On tape autour du tonneau, cela donnera le nom à un quartier de Mons |
La Brasserie Lammens, au 167 route de Roubaix (actuelle rue du Général de Gaulle) a été ouverte en 1892. Elle fut reprise par Monsieur Lammens, puis par Charles Lutun.
Sur cette vue de 1920, devant l'estaminet Rémy attenant à la brasserie de Charles Lutun, la distribution de lait faisait concurrence à la bière de la brasserie Coopérative de Mons-en-Barœul, comme on le voit sur l'inscription en lettres gravées sur la vitrine ...
Ci-dessous cette photo prise en 1937 montre sur l’imposte le nom de Victor Lelièvre. Ce maire de la commune de Mons-en-Barœul, décédé en 1922, avait exploité avec son épouse Adélaïde Fiefvet, rue Daubresse-Mauviez, ce café qui fut aussi le siège du parti socialiste S. F. I. O. L’enseigne “ La Coopérative l’Avenir ” rappelle qu’il fut l’un des fondateurs de cet établissement sis à Fives-Lille. Au décès de son père, c’est le fils, également prénommé Victor qui reprit cet estaminet, avec sa femme Lucienne Maes. Sont présents M. Pollet, Mme Lelièvre (dans l’encoignure de la porte), la petite fille Lelièvre (future épouse Dutriez), M.M. Désiré Lefebvre, Édouard Deroy, Sadaune, Murray, Vanuxem dit Louis Soupape et Florimond Bonte.
Sur cette vue de 1920, devant l'estaminet Rémy attenant à la brasserie de Charles Lutun, la distribution de lait faisait concurrence à la bière de la brasserie Coopérative de Mons-en-Barœul, comme on le voit sur l'inscription en lettres gravées sur la vitrine ...
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| L'estaminet Remy, qui commercialisait les bières de la Brasserie de Mons-en-Barœul, attenant à la Brasserie de Charles Lutun rue du Faubourg de Roubaix (actuelle rue du Général de Gaulle) |
Ci-dessous cette photo prise en 1937 montre sur l’imposte le nom de Victor Lelièvre. Ce maire de la commune de Mons-en-Barœul, décédé en 1922, avait exploité avec son épouse Adélaïde Fiefvet, rue Daubresse-Mauviez, ce café qui fut aussi le siège du parti socialiste S. F. I. O. L’enseigne “ La Coopérative l’Avenir ” rappelle qu’il fut l’un des fondateurs de cet établissement sis à Fives-Lille. Au décès de son père, c’est le fils, également prénommé Victor qui reprit cet estaminet, avec sa femme Lucienne Maes. Sont présents M. Pollet, Mme Lelièvre (dans l’encoignure de la porte), la petite fille Lelièvre (future épouse Dutriez), M.M. Désiré Lefebvre, Édouard Deroy, Sadaune, Murray, Vanuxem dit Louis Soupape et Florimond Bonte.
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| Le café de Victor Lelièvre, rue Daubresse-Mauviez (actuelle rue du Général de Gaulle) |
Historique de la Brasserie Coopérative
Louis Pasteur découvre la pasteurisation dans la future Brasserie Pélican
En 1863, Louis Boucquey de Caesteker fonde une brasserie à Lille dans le quartier Vauban. Il s’honore d’y accueillir Louis Pasteur qui peut ainsi expérimenter ses travaux aux origines de la " pasteurisation ". Jusqu’à la Première Guerre mondiale, l’usine fabrique de la bière de fermentation haute et la production varie entre 10 et 20 000 hectolitres par an.
Au sortir du conflit, Louis Boucquey, le petit-fils du fondateur, aurait pu comme d’autres brasseurs dont les usines avaient été, comme la sienne, endommagées et réquisitionnées - utilisation du cuivre pour l’effort de guerre oblige -, baisser la garde. Il choisit de s’associer avec deux autres brasseurs, Armand Deflandre et Raoul Bonduel, pour relancer la fabrication, toujours à Lille. Elle se fera sous le mode de la fermentation basse qui représente à l’époque 80 % du marché de la bière.
Contrairement à la coutume de donner son patronyme à la société, les trois associés optent pour Pélican, le nom d’une danse, " la danse du Pélican ", fox trot alors très à la mode. Le nom est prononçable dans toutes les langues et le symbole du Pélican suffit pour se faire comprendre.
La brasserie du Pélican vient de naître en 1921.
Le succès est rapide. En 12 ans la production décuple, passant de 10 000 hectolitres en 1921 à 100 000 hectolitres en 1933, dont 60 000 en bouteille de 33 cl et le reste en fût.
En 1863, Louis Boucquey de Caesteker fonde une brasserie à Lille dans le quartier Vauban. Il s’honore d’y accueillir Louis Pasteur qui peut ainsi expérimenter ses travaux aux origines de la " pasteurisation ". Jusqu’à la Première Guerre mondiale, l’usine fabrique de la bière de fermentation haute et la production varie entre 10 et 20 000 hectolitres par an.
Au sortir du conflit, Louis Boucquey, le petit-fils du fondateur, aurait pu comme d’autres brasseurs dont les usines avaient été, comme la sienne, endommagées et réquisitionnées - utilisation du cuivre pour l’effort de guerre oblige -, baisser la garde. Il choisit de s’associer avec deux autres brasseurs, Armand Deflandre et Raoul Bonduel, pour relancer la fabrication, toujours à Lille. Elle se fera sous le mode de la fermentation basse qui représente à l’époque 80 % du marché de la bière.
Contrairement à la coutume de donner son patronyme à la société, les trois associés optent pour Pélican, le nom d’une danse, " la danse du Pélican ", fox trot alors très à la mode. Le nom est prononçable dans toutes les langues et le symbole du Pélican suffit pour se faire comprendre.
La brasserie du Pélican vient de naître en 1921.
Le succès est rapide. En 12 ans la production décuple, passant de 10 000 hectolitres en 1921 à 100 000 hectolitres en 1933, dont 60 000 en bouteille de 33 cl et le reste en fût.

Le Pélican arrive à Mons-en-Barœul en 1963
De 1963 à 1966 la brasserie Pélican investit le site de l'ancienne Brasserie Coopérative de Mons-en-Barœul, S. A. fondée en 1903 et dirigée par MM. Hoffman et Waymel. La salle de brassage actuelle date de 1928.
La brasserie du Pélican devient Pelforth en 1972, puis Heineken en 1990
En 1972 la brasserie est rebaptisée, prenant le nom de la bière Pelforth, lancée en 1937.
En 1986 la brasserie Pelforth est rattachée au groupe international Française de Brasserie, née de la fusion de Heineken France et d'Union de Brasseries. Jusqu'en 1987 le siège social est situé rue Delphin-Petit à Lille. Dans les années 1990 la Française de Brasserie devient Brasseries Heineken. La brasserie produit encore la Pelforth blonde et brune, la Georges Killian's, la Pélican, la Heineken, la "33" Export, l'Amstel, la Buckler, la brune Porter 39 et une bière de mars.
En 1995 la brasserie employait entre 450 et 550 personnes.
De 1963 à 1966 la brasserie Pélican investit le site de l'ancienne Brasserie Coopérative de Mons-en-Barœul, S. A. fondée en 1903 et dirigée par MM. Hoffman et Waymel. La salle de brassage actuelle date de 1928.
La brasserie du Pélican devient Pelforth en 1972, puis Heineken en 1990
En 1972 la brasserie est rebaptisée, prenant le nom de la bière Pelforth, lancée en 1937.
En 1986 la brasserie Pelforth est rattachée au groupe international Française de Brasserie, née de la fusion de Heineken France et d'Union de Brasseries. Jusqu'en 1987 le siège social est situé rue Delphin-Petit à Lille. Dans les années 1990 la Française de Brasserie devient Brasseries Heineken. La brasserie produit encore la Pelforth blonde et brune, la Georges Killian's, la Pélican, la Heineken, la "33" Export, l'Amstel, la Buckler, la brune Porter 39 et une bière de mars.
En 1995 la brasserie employait entre 450 et 550 personnes.
De la Brasserie Coopérative de Mons à Heineken
A Mons-en-Barœul subsiste depuis un siècle une des plus importantes brasseries de France. Tour à tour la Brasserie Coopérative, elle deviendra Brasserie Pélican puis Pelforth avant de rejoindre le groupe Heineken.
La Brasserie Coopérative de Mons-en-Barœul a vu le jour le 31 décembre 1903. Il s'agit en fait d'une fausse coopérative car la famille Waymel y détenait la majorité du capital.
Ci-contre les Waymel au volant de leur voiture en 1906. © Collection personnelle Jacques Desbarbieux
En 1937, Jean Deflandre, le fils d'Armand, pilote la fabrication d’une nouvelle bière. Il parvient à assembler trois (et non deux comme il est souvent indiqué) malts d'orge en les combinant avec une souche de levure qu'il a rapporté de son séjour dans la Brasserie anglaise Kingston Upon Thames. Il crée une nouvelle bière brune titrant 6° d'alcool, en fermentation basse, alors que la plupart des bières de l'époque sont blondes.
Cette bière prend le nom de Pelforth 43 : Pel vient de Pélican ; forte, elle l’est par son degré d’alcool ; le th veut faire british et 43 (en référence au régiment lillois) apporte un numéro comme pour la Porter 39. Le nombre 43 correspond également à la quantité d'orge nécessaire à la fabrication d'un hectolitre de Pelforth, alors qu'il en fallait 39 pour la Porter.
La Pelforth 43 est lancée à l'occasion de l'Exposition Internationale de 1937, son succès est immédiat dans toute la région. Avec cette nouvelle bière s'ouvre une nouvelle ère avec les bières dites de spécialité.
En 1939, Jean Deflandre succède à son père à la tête du Pélican et c’est la guerre et ses difficultés d’approvisionnement.
Ci-contre les Waymel au volant de leur voiture en 1906. © Collection personnelle Jacques Desbarbieux
Louise Waymel a écrite plusieurs cartes postales, dites cartes photos (voir le site consacré aux cartes postales de Mons-en-Barœul), qu'elle fabriquait elle-même. Parmi celles-ci, cette vue de la Brasserie Coopérative de Mons-en-Barœul, la carte est datée de 1905. La brasserie de Mons était devenue très rapidement une des plus importantes brasseries de l’arrondissement de Lille.
Au début du siècle, la chope ne titrait pas plus de 2°5 d’alcool. Au contraire des Allemands qui buvaient, par litre il est vrai, des bières légères, les Français, sans doute par habitude du vin, se montraient amateurs de boissons plus corsées.![]() |
| La seule vue connue de l'entrée de Brasserie Coopérative de Mons-en-Barœul créée le 31 décembre 1903 par la famille Waymel © Collection personnelle |
En 1937, Jean Deflandre, le fils d'Armand, pilote la fabrication d’une nouvelle bière. Il parvient à assembler trois (et non deux comme il est souvent indiqué) malts d'orge en les combinant avec une souche de levure qu'il a rapporté de son séjour dans la Brasserie anglaise Kingston Upon Thames. Il crée une nouvelle bière brune titrant 6° d'alcool, en fermentation basse, alors que la plupart des bières de l'époque sont blondes.
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| La Pelforth 43 visait à concurrencer la Porter 39 |
La Pelforth 43 est lancée à l'occasion de l'Exposition Internationale de 1937, son succès est immédiat dans toute la région. Avec cette nouvelle bière s'ouvre une nouvelle ère avec les bières dites de spécialité.
En 1939, Jean Deflandre succède à son père à la tête du Pélican et c’est la guerre et ses difficultés d’approvisionnement.
Toutes sortes d’ingrédients seront alors mêlés au jus de houblon : betteraves, pommes de terre, blé et caroubes (fruits méditerranéens à la pulpe sucrée). Certains refusent d’adapter les règlements aux nécessités de l’époque. C’est le cas du directeur de la Brasserie de Mons qui verra sa production chuter notablement. Le différend qui l’oppose à Mme Waymel, propriétaire de l’usine monsoise, entraînera le départ du directeur qui reprendra la brasserie des Trois Moulins à Fives. Pendant la guerre, la société Pélican loue deux hectares de terrain à Saint-André pour en faire des jardins ouvriers. Afin d’éviter le vol des précieuses patates et autres légumes, deux hommes surveillaient les lieux, jour et nuit, dans une cabane attenante.
Vers 1954, M. Deflandre rachète 30 % des actions. Progressivement Pélican reprend l’entreprise monsoise et possède 95% du capital vers 1970. La Bière de Mons sera encore vendue sous cette marque jusqu’en 1975.
L’usine travaille 350 jours par an, nuit et dimanche compris. L’eau nécessaire à la fabrication est pompée sur place, par forage, directement dans la nappe phréatique, à 80 ou 100 mètres de profondeur. Il en faut beaucoup ! Pour 1 litre de bière en 1935, on utilisait 20 litres d’eau. L’instauration d’un impôt sur l’eau va rendre les brasseurs plus économes…et l’on en arrive à 5 litres d’eau pour 1litre de bière.
Le conditionnement et les transports, eux aussi, évoluent. Dès 1920, on se sert des bouteilles à bouchon mécanique. La « couronne » venue d’Amérique apparaît vers 1925. Les lourds fûts de chêne, pour les cafés, contiennent 100 litres et leur entretien est assuré par des tonneliers dans l’usine. L’acheminement se fait, soit sur des charrettes tirées par des chevaux (au moins 50 chevaux dans l’écurie du Pélican jusqu’aux années soixante-dix), soit en camions de 5 tonnes à partir de 1930. Il fallait deux livreurs bien costauds – on les appelait cartons – pour manœuvrer un tonneau de 110 kg.
M. Deflandre n’a pas développé l’histoire des conflits sociaux qui agitèrent, à l’occasion, son entreprise. Il évoque l’essor de la production du Pélican : 200 000 hl en 1950 contre 100 000 avant la guerre A son arrivée, la Brasserie de Mons ne commercialisait que 80 000 hl. C’était pourtant une grande usine, seule à l’époque, avec l’imprimerie Goossens, sur les lieux de l’actuelle Zone industrielle. A deux cents mètres, la pièce d’eau entourant le château Scrive faisait la joie des ouvriers qui allaient y pêcher.
En 1962, M. Deflandre obtient le passage de l’autoroute à la Peau de vache. Le projet initial prévoyait la traversée de la brasserie ! A propos des négociations avec Heineken, vers 1985, il rappelle que le patron hollandais s’était fait kidnapper peu avant. Détenu pendant deux mois, Freddy Heineken avait payé une lourde rançon. Il est arrivé à Mons, avec ses gardes du corps, dans un cortège de sept Mercédès blindées. L’insécurité ne date pas de maintenant. Aujourd’hui, à côté de quelques géants brassicoles, renaissent de petites brasseries artisanales, une centaine en France, selon M. Deflandre. Elles produisent des bières moins normalisées, mais toutes à déguster avec modération, bien sûr, comme les autres boissons alcoolisées !
Vers 1954, M. Deflandre rachète 30 % des actions. Progressivement Pélican reprend l’entreprise monsoise et possède 95% du capital vers 1970. La Bière de Mons sera encore vendue sous cette marque jusqu’en 1975.L’usine travaille 350 jours par an, nuit et dimanche compris. L’eau nécessaire à la fabrication est pompée sur place, par forage, directement dans la nappe phréatique, à 80 ou 100 mètres de profondeur. Il en faut beaucoup ! Pour 1 litre de bière en 1935, on utilisait 20 litres d’eau. L’instauration d’un impôt sur l’eau va rendre les brasseurs plus économes…et l’on en arrive à 5 litres d’eau pour 1litre de bière.
Le conditionnement et les transports, eux aussi, évoluent. Dès 1920, on se sert des bouteilles à bouchon mécanique. La « couronne » venue d’Amérique apparaît vers 1925. Les lourds fûts de chêne, pour les cafés, contiennent 100 litres et leur entretien est assuré par des tonneliers dans l’usine. L’acheminement se fait, soit sur des charrettes tirées par des chevaux (au moins 50 chevaux dans l’écurie du Pélican jusqu’aux années soixante-dix), soit en camions de 5 tonnes à partir de 1930. Il fallait deux livreurs bien costauds – on les appelait cartons – pour manœuvrer un tonneau de 110 kg.
M. Deflandre n’a pas développé l’histoire des conflits sociaux qui agitèrent, à l’occasion, son entreprise. Il évoque l’essor de la production du Pélican : 200 000 hl en 1950 contre 100 000 avant la guerre A son arrivée, la Brasserie de Mons ne commercialisait que 80 000 hl. C’était pourtant une grande usine, seule à l’époque, avec l’imprimerie Goossens, sur les lieux de l’actuelle Zone industrielle. A deux cents mètres, la pièce d’eau entourant le château Scrive faisait la joie des ouvriers qui allaient y pêcher.En 1962, M. Deflandre obtient le passage de l’autoroute à la Peau de vache. Le projet initial prévoyait la traversée de la brasserie ! A propos des négociations avec Heineken, vers 1985, il rappelle que le patron hollandais s’était fait kidnapper peu avant. Détenu pendant deux mois, Freddy Heineken avait payé une lourde rançon. Il est arrivé à Mons, avec ses gardes du corps, dans un cortège de sept Mercédès blindées. L’insécurité ne date pas de maintenant. Aujourd’hui, à côté de quelques géants brassicoles, renaissent de petites brasseries artisanales, une centaine en France, selon M. Deflandre. Elles produisent des bières moins normalisées, mais toutes à déguster avec modération, bien sûr, comme les autres boissons alcoolisées !
Ci-dessous l'entrée de la Brasserie Pélican de Mons-en-Barœul, rue du Général de Gaulle, avec la maison du gardien qui possédait un calvaire.

En couleur la même vue en 2008, l'entrée de la Brasserie ne se fait plus par la rue du Général de Gaulle. Le calvaire a disparu et la maison est celle du gardien de la cartonnerie Goosens. La photo de droite montre cette entrée à l'époque de la Brasserie Coopérative, avec l'enseigne au dessus.
La Brasserie de Mons-en-Barœul lors des expositions
Le café de la mairie
Le café de la mairie était situé rue Daubresse Mauviez (actuelle rue du Général de Gaulle) à Mons-en-Barœul.
Les deux vues suivantes représente ce café à deux périodes différentes, la première avec l'inscription " Désiré Duprez " tenancière, à cette époque on y commercialisait les bières de la Brasserie Coopérative de Mons-en-Barœul, comme on le découvre sur la devanture de droite.

La carte postale colorisée est plus tardive, le café de la Mairie porte une grande enseigne à la gloire des " Bières de Mons ". Ce café a baissé son rideau le 1er avril 2013 pour réouvrir avec une autre enseigne.

Le café de la mairie à Mons-en-Barœul, à côté de l'ancienne mairie - d'où son nom - dans la rue du Général de Gaullle à deux pas de la Brasserie Heineken, avec les marques Georges Killian's, Pelforth et Heineken. Cette photo a été prise en septembre 2013 avant sa transformation.
En décembre 2011, sur un blog dédié aux restaurants et cafés
(Yelp.fr), son rédacteur écrivait : « On aurait du mal à imaginer ce bistrot de
quartier sans ses deux inamovibles tenancières. Aux mêmes heures on y croise
toujours les mêmes têtes. Comme, il n’y a ni PMU ni Loto, les conversations
tournent autour de la vie du quartier… et c’est pas mal ! ». Les habitants de
la rue du Général de Gaulle auront beaucoup de mal à imaginer le Vieux Mons
sans leur Café de la Mairie, son plat du jour du vendredi à moins de 10 € et
son calva à 2,60 €. Pourtant, cette page de l’histoire de la rue qui s’efface
est à l’image de celles de la plupart des commerces voisinage qui, désormais,
ont disparu. À l’heure d’Internet et des grandes surfaces, on change d’époque
sans pouvoir réprimer un peu de nostalgie…
Dès le XIXe siècle, ce lieu, situé 106, route de Roubaix
(ancien nom de la rue du Général de Gaulle), portait déjà le nom de « Café de
la Mairie » parce qu’il était mitoyen de l’ancien hôtel de ville.
Sur une vieille photo des années 1900, on voit Mme Batany,
la tenancière de l’époque, posant avec quelques-unes de ses voisines. Les cafés
étaient le siège des associations culturelles et sportives. Au Café de la
Mairie, on recensait le Racing Club monsois (football), le Vélo club et le
Cercle musical. Dans la vaste arrière-salle, on donnait des représentations
théâtrales. C’était aussi le grand lieu de réunion de la ville pour les
banquets des associations, les séances de cinéma, ou bien pour la commune qui
s’en servait comme salle des fêtes.
Résistance
En 1939, la patronne du Café s’appelle Jeanne Parmentier.
C’est une patriote qui s’est illustrée lors de la Grande Guerre. À nouveau,
elle va rentrer en résistance contre l’occupant. Elle participe au transport
d’armes pour le réseau La Voix du Nord. Le numéro 13 de la feuille clandestine
sera imprimé au Café de la Mairie. Dénoncée en 1943, Jeanne sera déportée à
Ravensbrück et Mauthausen mais reviendra vivante. Elle intégrera le journal où
elle sera membre du conseil de gérance.
Les jeunes Monsois se retrouvent là le dimanche midi, autour
du juke-box, pour y boire des Martinis. On y célèbre beaucoup d’événements,
comme les départs pour l’Algérie. En 1973, le café est le centre d’un épisode
connu sous le nom de « La Guerre des Chaussettes », un conflit entre les
dirigeants du Mons OM. On reproche au président de refuser d’acheter de
nouvelles chaussettes pour les jeunes. Ainsi vont-ils fonder le Mons Athlétic
Club. La première année, l’arrière-salle du café tiendra lieu de vestiaire. On
verra les équipes du MAC, en short, maillot et chaussures à crampons, défiler
tout au long de la rue de Gaulle pour aller jouer à 800 m de là, dans un stade
appartenant aux usines Pelforth. Serait-ce la fin de l’histoire pour le Café de
la Mairie ? On murmure qu’après quelques travaux, le local pourrait devenir une
brasserie. Mais nul ne sait s’il gardera son nom de Café de la Mairie… (© Alain Cadet - La Voix du Nord)
A Mons-en-Barœul, sur sa terre de naissance, le Pélican a du mal à résister.
Cet autre café qui était le plus proche de la Brasserie, situé à l'angle de la rue du Barœul et du Général de Gaulle, a été démoli en 1995 pour l'aménagement du carrefour et l'accès au parc du Barœul. Déplacé de quelques maisons, cet autre café n'a pas survécu non plus.
Les livreurs de bière à chevaux
Pendant longtemps la livraison de la bière s'est faite avec des voitures tirées par des chevaux. De nombreuses illustrations évoquent cette époque.
Ci-dessus, ce double attelage de chevaux de la Brasserie Coopérative de Mons-en-Barœul, qui porte le n° 28, est en cours de livraison dans l'agglomération lilloise. Le livreur qui est aussi le cocher, porte un solide tablier. La manutention des caisses en bois, comportant chacune 12 bouteilles d'un litre, exigeait beaucoup de force.
On retrouve cette même voiture n° 28, au cours d'une autre tournée, le livreur est beaucoup plus jeune. Les livreurs de bière étaient très fiers de poser devant leur attelage, ici les deux chevaux sont blancs dont un avec une robe mouchetée. La carte postale photo illustre une livraison en cours dans un estaminet, il n'y a pas de réclames pour la Brasserie de Mons, mais une belle vitre gravée à l'entrée de l'établissement. Les lieux de consommation étaient souvent tenues par l'épouse, qui procurait ainsi un revenu complémentaire à celui du mari.

Cette photo a été prise à Mons-en-Barœul. Ce café vient de changer de propriétaire, comme l'indique la pancarte au dessus de l'entrée. Deux magnifiques attelages de chevaux de la Brasserie de Mons sont venus s'abreuver. Le baquet d'eau est posé sur un tonneau des bières de Mons-en-Barœul, comme il se doit ! Deux longues plaques publicitaires émaillées annoncent, sans confusion possible, le breuvage qui est servi - pour les humains - dans cet estaminet !
Sur cette autre photographie, qui a été restauré, on remarque l'état des routes pavées. On imagine l'inconfort bruyant d'un tel attelage.
Ci-dessous une livraison sans doute place du Concert à Lille.

Ci-dessous, on connaît le nom du livreur de tonneaux. Il s'agit de Jules Regolle qui était titulaire de la Médaille du Travail pour 25 années de présence à la Brasserie Coopérative de Mons-en-Barœul. Il fut aussi secrétaire du comité des Fêtes du Barœul qui avait son siège chez Lucien Delaplace, « Au Rendez-vous des Livreurs », 273 rue du Général de Gaulle.


Dans la cour de la brasserie de Mons-en-Barœul, le livreur pose à côté d'un attelage qui s'apprête à partir avec une cargaison de tonneaux. Remarquez outre le tablier, la casquette et les bottes.
Victor Descamps, âgé de 48 ans, livreur à la Brasserie Coopérative de Mons-en-Barœul, pose en 1938, devant la voiture n°35 tiré par les chevaux Luc et Hector. Comme souvent cet attelage sera utilisé pour fuir les bombardements en juin 1940.

Les véhicules de la brasserie
Les véhicules de la Brasserie de Mons-en-Barœul

Un camion électrique (numéro 33) de la Brasserie de Mons-en-Barœul, chargé de ses caisses de bière. La société Sovel, dont le siège était à Villeurbanne, produisait des véhicules électriques industriels " économiques, simples et robustes " comme le signalait sa publicité.
Voir les véhicules électriques de la brasserie ici

Ce camion de la Brasserie de Mons-en-Barœul a été mis en circulation en 1935. Il s'agit d'un type YF 70 cv de 4,5 tonnes avec bâche.
Les véhicules des Brasseries Pélican et Pelforth

Au début les brasseurs utilisaient la traction animale pour leur livraison, la Brasserie Coopérative de Mons-en-Barœul possédait un important parc de chevaux. Au sein de la brasserie on trouvait les différents corps de métier indispensable au maintien de cette activité : soigneurs, maréchal ferrant, bourreliers, etc
Un camion électrique (numéro 33) de la Brasserie de Mons-en-Barœul, chargé de ses caisses de bière. La société Sovel, dont le siège était à Villeurbanne, produisait des véhicules électriques industriels " économiques, simples et robustes " comme le signalait sa publicité.Voir les véhicules électriques de la brasserie ici

Ce camion de la Brasserie de Mons-en-Barœul a été mis en circulation en 1935. Il s'agit d'un type YF 70 cv de 4,5 tonnes avec bâche.
Les véhicules des Brasseries Pélican et Pelforth
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| Camions Renault Galion des Brasseries Pélican, avec une publicité au dessus de la cabine pour la bière Pilsania, en cours de chargement à la brasserie de Lille |
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| Camionettes fourgonnettes Citroën type H de la brasserie Pélican (années 1950-60) |
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| Un camion Unic articulé de la Brasserie Pélican |
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| Un camion Renault de la brasserie Pélican |
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| Un camion de livraison des bières Pelforth Voir les véhicules publicitaires ici |
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